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Une idée étrange est aujourd'hui développée par de nombreux responsables politiques : remettre en cause une partie des exonérations de charges sur le travail faiblement qualifié, " en échange" d'un assouplissement de la loi sur les 35 heures.
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Adopté au sénat le 23 octobre 2002, le projet de loi Fillon tempère les 35 heures. Les entreprises, jusqu'alors contraintes à un « bricolage » permanent avec la loi, disposent d'une marge de manœuvre plus grande. Enfin ! l'application sans discernement de cette loi n'est plus considérée comme un sésame pour l'emploi. Mais cette avancée, ni assez nette, ni assez rapide au goût des entrepreneurs, montre la frilosité du gouvernement sur le sujet.
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Avec un autoritarisme navrant, la loi Aubry a réduit le temps de travail sans bénéfice significatif pour la création d'emplois. Pour les entreprises, les contraintes organisationnelles et financières se sont en revanche multipliées. Le dialogue social s'est réduit comme peau de chagrin. Démonstration.
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Le MEDEF n’a cessé de manifester son opposition aux 35 heures. Il a dénoncé les aspects néfastes de la loi en matière de compétitivité. Il s'est battu pour obtenir des mesures d'assouplissement. Il a défendu avec vigueur les petites entreprises, les plus exposées aux dangers de cette loi . Historique de ce combat.
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