Dans le contexte de « guerre économique » créé par la mondialisation, la révolution des technologies de l'information et la disparition des blocs, il est devenu banal de stigmatiser le retard de la France dans le déploiement de l'Intelligence Economique entendue comme " la maîtrise et la protection de l'information stratégique sous tous ses aspects ".
Dans ce retard français, l'Etat a sa part après les expériences non suivies d'effet des années 80. Les entreprises, hormis de brillantes exceptions, ont également leur responsabilité par naïveté, indifférence ou ignorance. En définitive, ce retard exprime ce qu'il reste de répugnance de notre modèle culturel et économique au partage de l'information, au travail en réseau, à l'aspect collectif, à l'humilité et au pragmatisme. Il traduit aussi la persistance de l'organisation " binaire " opposant en France le public privé, à l'inverse des Etats-Unis où agit l'esprit " d'association " déjà décrit par Tocqueville.
Les 35 propositions du MEDEF serviront de base :
- à la construction d'un partenariat Etat/Entreprises dans la définition et la mise en œuvre des politiques et des actions ; - à une mobilisation des structures centrales et territoriales du MEDEF afin de contribuer à ce que les entreprises françaises puissent prendre pleinement en compte la dimension Intelligence Economique dans leur stratégie et leurs actions quels que soient leur taille, leur secteur d'activité et leur localisation.
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