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La CGPME, le MEDEF et l’UPA sont préoccupés par l’évolution du débat sur les séquestrations de dirigeants ou de collaborateurs d’entreprise.
La crise économique à laquelle nous sommes confrontés génère beaucoup de souffrances individuelles et collectives, pour des salariés, bien sûr, et aussi pour des chefs d’entreprise. Il ne s’agit nullement de les contester ou de les minimiser. Tous les acteurs concernés – dirigeants d’entreprise et salariés, notamment leurs représentants, et pouvoirs publics – doivent œuvrer ensemble pour surmonter cette épreuve, retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi, et accompagner au mieux tous ceux qui sont touchés par ces difficultés.
Mais quelle que soit la gravité des situations rencontrées, il ne peut pas être accepté que l’on déroge à la loi. Cela vaut pour toutes les infractions à la loi, qu’il s’agisse de menaces physiques, de séquestrations ou d’atteintes à la sécurité des personnes et des biens. C’est vrai aussi, naturellement, du non respect du droit du travail et de toutes les obligations légales qui s’imposent aux entreprises.
Les réponses à apporter à des conflits sociaux doivent se trouver par la négociation libre et consentie entre les parties, par l’intervention des pouvoirs publics dans le cadre de leurs prérogatives, le cas échéant par recours à la justice. Si enfin des dispositions légales ou réglementaires apparaissent inadaptées, chacun peut solliciter des institutions concernées qu’elles procèdent à leur modification.
Tous ceux qui exercent une responsabilité, locale ou nationale, dans le débat public ou dans la vie économique et sociale, doivent concourir au respect du principe de légalité qui fonde une société démocratique.
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