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Grands angles



Ajouter au bloc-note Conférence de presse G5 Special business leaders international meeting


D’une manière tout-à-fait exceptionnelle, Laurence Parisot a pris l’initiative d’organiser, le 17 octobre à Paris, une réunion des patronats des principaux pays membres du G8.

Télécharger G5 - Déclaration commune des présidents des patronats américain et européens

Download G5 - Joint statement by american and european business leaders


G5
APPEL DES ENTREPRISES AMERICAINES ET EUROPEENNES


1.      L’INTENSITE ET L’AMPLEUR DE LA SITUATION FINANCIERE REPRESENTENT UN DEFI MAJEUR POUR L’ENSEMBLE DES PAYS

Les bouleversements financiers récents affectent maintenant l’économie réelle.
Les entreprises approuvent totalement et sans réserve les différents plans d’urgence annoncés par le Conseil européen des Vingt-Sept et par les gouvernements européens et américains pour assurer la stabilité du système bancaire et financier et la distribution normale du crédit aux entreprises et aux  ménages.
Elles approuvent aussi les décisions coordonnées prises par sept banques centrales de réduction des taux d’intérêt et espèrent que ce mouvement de baisse des taux pourra se poursuivre.
Dans ces circonstances exceptionnelles, Emma Marcegaglia Présidente de la Confindustria, Laurence Parisot Présidente du Medef, Jürgen Thumann Président du BDI, Richard Lambert Directeur Général de la CBI, Donald Sherpard Chairman du Board de l’US Chamber of Commerce et Ernest-Antoine Seillière Président de BusinessEurope ont décidé de se réunir à Paris pour partager un diagnostic, examiner les conséquences de cette situation qui concerne toutes les entreprises et tous les pays et pour préparer la contribution des entreprises aux débats internationaux à venir.

Nous sommes absolument déterminés à tout mettre en œuvre pour formuler ensemble  des propositions et apporter des réponses coordonnées qui permettront d’assurer le retour à la croissance et à la création d’emploi dans les  meilleurs délais.


2.      NOUS  ATTENDONS AUJOURD’HUI :

Des responsables politiques et institutionnels :

Qu’ils continuent à coordonner étroitement et durablement leurs efforts ainsi qu’ils viennent de le faire au niveau du Conseil Européen, du G7 Finances et des banques centrales. Cette coordination devrait être étendue pour y associer les autres grands pays.

Qu’ils accélèrent la mise en œuvre des réformes pour un retour à la stabilité et à un fonctionnement normal des marchés financiers.

Qu’ils mettent en œuvre des politiques économiques adaptées à cette situation sans précédent. L’effort consenti par les gouvernements pour limiter l’impact de la crise financière doit s’accompagner d’un effort équivalent de restructuration des dépenses publiques pour éviter aux entreprises toutes nouvelles charges fiscales voire les réduire dès que possible.

Qu’ils écartent toute mesure protectionniste et renoncent à poursuivre les interventions  publiques au-delà de ce qui est nécessaire pour faire face aux circonstances actuelles. Faute de quoi, le retour de la confiance et la reprise  économique pourraient être retardés.

Que leurs interventions ne portent pas atteinte aux conditions de la libre concurrence.

Des banques et des institutions financières : 
Qu’elles assument pleinement leur rôle de financement normal de l’économie en général, des entreprises en particulier quelque soit leur taille. Les banques centrales d’une part, et les gouvernements d’autre part, ont apporté un soutien puissant à la fois pour recapitaliser les banques qui en avaient besoin et pour assurer les liquidités suffisantes à l’ensemble des institutions financières. Les effets de ces décisions devraient bientôt se faire sentir.  Dès lors, il est indispensable que les banques fassent à leur tour tout ce qui leur est possible, pour assurer une distribution normale du crédit aux entreprises.
Toutefois ceci suppose également que l’adaptation des règles prudentielles des banques et des compagnies d’assurance soit progressive et cohérente pour prévenir tout effet négatif sur le financement de l’économie. Cette adaptation devra encourager les investissements de long terme dans les entreprises.


3.      NOUS NOUS ENGAGEONS :

A mobiliser nos entreprises pour faire face à la situation :

- en agissant en entreprise citoyenne,
- en étant solidaires de nos fournisseurs et sous-traitants, en particulier les  petites et moyennes entreprises.
- en nous engageant à informer pleinement nos salariés des développements des conditions économiques.
- en réaffirmant notre implication pour le bien-être des territoires dans lesquels nous travaillons.

Nous sommes convaincus du potentiel de croissance de l’économie mondiale. Le retour à la normale des mécanismes financiers renforcera la détermination du secteur privé à créer des emplois, à innover, à investir et à échanger. Elles sont conscientes de leurs responsabilités dans le processus de retour à la croissance et  déterminées  à les exercer pleinement.


A travailler ensemble afin de :

Préparer la position commune des entreprises pour les futurs débats internationaux.
Echanger nos informations et nos idées sur les évolutions de la situation financière et leur impact sur l’économie.

A constituer une « task force » spécifique destinée à préparer des propositions communes sur :

- la supervision transfrontalière,
- les agences de notation,
- la transparence,
- la révision des règles comptables,
- la gouvernance des entreprises.


4.  NOUS SOMMES CONVAINCUS :

Que l’entreprise privée est le moteur de l’économie et qu’elle conduira le redressement économique. Une éthique exigeante, la prise de risque, l’esprit d’initiative, la responsabilité et la durabilité en sont les valeurs essentielles.

Que les Etats ont pleinement rempli leur rôle en mettant en place les mesures indispensables au retour à un fonctionnement normal des marchés financiers. Toutefois les gouvernements doivent être des acteurs temporaires sur les marchés. Seule l’économie de marché permet l’échange des biens, des services et des idées, et d’assurer ainsi une prospérité durable. Cela ne sera possible qu’avec un marché régulé et sans entrave.

En cette période d’incertitude, les politiques, les décideurs économiques et les médias ont une responsabilité particulière : celle de donner au public toutes les informations objectives nécessaires pour comprendre la situation actuelle.

En dépit de la gravité de cette situation, nous sommes convaincus que nos économies retrouveront le chemin de la croissance à condition que les pays écartent les mesures protectionnistes et coopèrent entre eux dans le respect des principes fondamentaux  de l’économie de marché.