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Une politique favorable au développement des entreprises se met progressivement en place, c’est le cercle vertueux que nous appelons de nos vœux. Pour Laurence Parisot, Présidente du MEDEF, les mesures annoncées aujourd’hui par le Président de la République sont « un nouveau souffle pour la compétitivité des entreprises françaises ».
En renforçant la politique de l’offre, « la France fait le choix d'une démarche qui peut transformer complètement la situation économique de la France. C'est-à-dire une économie qui tend vers le plein emploi, avec une hausse des revenus régulière et continue pour tous». Depuis plusieurs mois, le MEDEF souligne que c'est par la combinaison de cinq leviers que l'on parviendra à une politique de l'offre pour une croissance durable : stimuler l'investissement, développer la recherche et l'innovation, encourager la croissance des petites et moyennes entreprises, accroître la quantité de travail et inciter les entreprises à exporter davantage. - Expérimentation de la suppression des conséquences financières des seuils : « une chance pour grandir ! » Le chef de l'Etat a annoncé qu'il allait "supprimer dès le premier trimestre 2008, à titre expérimental, les conséquences financières du franchissement des seuils". Pour Laurence Parisot, il s’agit d’une nouvelle fondamentale qui montre que « le chef de l’Etat comprend que des raisons strictement juridiques entravent aussi la croissance de nos TPE et PME. En effet, l’extraordinaire complexité du droit du travail oblige trop souvent les hommes et les femmes d’entreprise à lui consacrer plus de temps qu’à leurs clients. Parmi les aberrations que nous dénonçons, les seuils ont une place toute particulière. Cette expérimentation offre une véritable chance aux TPE de grandir ». Chaque fois qu’une entreprise franchit un seuil, et passe par exemple de 10 salariés à 11 salariés, de 20 à 21, de 50 à 51, ou encore de 250 à 251 salariés, elle perd de la souplesse et voit ses contraintes, notamment financières, se multiplier. Ainsi, au-delà de 20 salariés, elle doit supporter de nouvelles charges et est astreinte à de nouvelles déclarations administratives. Résultat : certaines entreprises font le choix de rester petites. La vraie bonne solution serait de supprimer purement et simplement les seuils jusqu’à 250 salariés. (A lire sur le sujet : pages 72 et 73 « Besoin d’air », Seuil, janvier 2007)
- Réforme de la Taxe professionnelle : « qu’elle tende à terme vers zéro » Le Président de la République a indiqué qu’une réforme de cet impôt « suranné » se ferait dans le cadre de la revue générale des prélèvements obligatoires. Cette annonce est très encourageante pour les chefs d’entreprise. Le MEDEF rappelle que pour maintenir des industries sur notre territoire et y attirer les investisseurs, il faut poursuivre la réforme pour que le taux maximum de TP ne dépasse jamais 2,5% de la valeur ajoutée et même qu’il tende à terme vers zéro.
- Accès des PME aux marchés publics : « le MEDEF entendu » Le chef de l’Etat va tirer les conclusions du rapport de Lionel Stoléru sur l’accès des PME aux marchés publics. Le MEDEF a beaucoup contribué à l’élaboration de ce rapport pour que les marchés publics soient plus accessibles à nos PME en leur mettant le pied à l'étrier pour se développer.
- Suppression de l'IFA : « la fin d’une absurdité économique qui décourageait les chefs d’entreprise » La suppression de l’IFA (Impôt forfaitaire annuel), annoncée aujourd’hui par le Président de la République, participe à la simplification et à l’allègement de la fiscalité en France. Le MEDEF a beaucoup travaillé pour que les gouvernements successifs comprennent le caractère aberrant de cette taxe. « Il y a encore deux jours, j’ai demandé solennellement au gouvernement de supprimer l’IFA », déclare Laurence Parisot. « Parce que l’IFA est typiquement un de ces impôts absurdes qui méconnaît les réalités économiques et qui décourage les chefs d’entreprise. Un impôt que même les entreprises déficitaires doivent acquitter ! Nous sommes contents d’avoir été entendus », a-t-elle ajouté.
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