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Point presse de Laurence Parisot du 15 mai
Campagne présidentielleLe Conseil exécutif s’est félicité de la façon dont la campagne présidentielle 2007 s’est déroulée, et ce à tous points de vue. Cela a été une bonne campagne présidentielle, une campagne passionnante, une campagne importante. Cela pour plusieurs raisons Tout d’abord parce que les thèmes abordés avaient été négligés, oubliés, occultés pendant la campagne de 2002. Et notre pays a certainement souffert de ce manque de clarté des débats sur les questions économiques et sociales. Cette fois les choses ont été débattues, les idées ont été confrontées, les échanges ont porté sur tous les sujets, y compris sur des sujets jusqu’alors tabous. C’est d’autant plus important que nous estimons y avoir en partie contribué. Le MEDEF fait en effet un bilan extrêmement positif de sa propre participation à la campagne. Si l’économie a été autant au cœur des débats, c’est en partie grâce à nous. Il est probable que notre livre, notre présence médiatique et notre présence sur le terrain à travers les nombreuses réunions organisées par les MT ont eu un rôle très important. Nous avons ainsi évoqué, lors du Conseil, à quel point les expressions que nous avions lancées dans la campagne présidentielle sont devenues des expressions familières pour beaucoup de candidats et de commentateurs : « réconcilier les Français avec l’entreprise » a été une expression reprise par les principaux candidats, et notamment par Ségolène Royale. «Bouger les lignes », le slogan moteur de notre Assemblée générale a été largement repris ainsi que toute la thématique autour de l’air et de la respiration. Message au président Sarkozy : responsabilité et enthousiasmeDans le message adressé au président Sarkozy le soir de son élection, les deux termes d’efficacité et d’enthousiasme marquent clairement la façon dont le MEDEF voit la période qui s’ouvre. Entousiasme. C’est peut être un cycle de 25 ans qui s’achève dans notre pays. 25 ans d’une certaine façon d’aborder la politique et d’envisager les questions économiques et sociales. Aujourd’hui un nouveau cycle s’ouvre, et pas seulement pour 5 ans.. Cette nouvelle page, cette nouvelle ambition, nous l’abordons effectivement avec enthousiasme, c'est-à-dire avec l’espoir de pouvoir agir, avoir l’espoir d’une croissance soutenue et durable et l’espoir de résoudre les grands problèmes auquel notre pays est confronté depuis maintenant de nombreuses années. C’est avec cet enthousiasme que nous nous apprêtons à travailler avec le président qui vient d’être élu, avec le futur gouvernement et aussi avec les partenaires sociaux. Responsabilté. Nous considérons que d’une certaine façon l’heure est grave. Nous sommes à un point d’inflexion, il ne faut donc pas tarder à engranger des choses nouvelles à accepter d’apporter des solutions différentes. Ceci ne peut se faire que dans un esprit de partenariat, notamment avec les organisations syndicales. Responsabilité cela signifie aussi que nous puissions enfin travailler en France, nous MEDEF, mais également l’ensemble des partenaires sociaux, avec les plus hautes autorités du pays, d’une manière normale, sans être dans des postures ou des jeux de rôle, mais par la voie de rencontres de travail régulières. C’est ce qui différentie la façon dont notre pays a fonctionné ces dernières années de la façon dont l’Allemagne ou l’Angleterre fonctionnent. Récemment j’étais à Berlin à l’occasion d’un G8 patronal et cela m’a donné l’opportunité de dîner avec la chancelière et mon homologue du BDI. Dans la façon dont les échanges se passaient j’ai pu mesurer à quel point les relations entre un chef d’Etat et un président d’un équivalent MEDEF pouvaient être simplement des relations d’échanges, de réflexion, dépassant la simple défense d’un intérêt, là politique et partisan, là catégoriel. Cela montrait au contraire la volonté de rechercher un intérêt commun, donc l’intérêt général ? C’est dans cette direction que j’espère voir aller les nouvelles équipes qui vont se mettre en place. Rencontre avec le nouveau Président de la république Cette première rencontre a été une rencontre d’échanges qui a porté surtout sur la méthode de travail, et sur les modalités d’une éventuelle articulation entre le travail du prochain gouvernement et le travail que nous avons nous-mêmes initié au MEDEF avec les organisations syndicales. Au total ce premier échange a été fructueux, mais la prochaine rencontre sera plus importante. Elle aura lieu probablement le 25 mai. Délibération sociale Nous avions hier une réunion des chefs de file de la « délibération sociale». Ce processus initié à l’automne dernier, avec une réunion des numéros 1 des organisations patronales le 23octobre, porte sur trois grands sujets : le contrat de travail, la sécurisation des parcours professionnels et la remise à plat de l’assurance chômage. Ces trois sujets sont les trois piliers d’une réforme que nous pouvons souhaiter pour que le marché du travail en France fonctionne mieux, c'est-à-dire pour que nous puissions augmenter le taux d’emploi et donc baisser le chômage. Ce qui apparaît aujourd’hui, après plusieurs mois de travail, c’est que cette délibération sociale est constructive et nous allons probablement être en mesure de valider, toutes organisations confondues, un état des lieux sur ces trois différents sujets. Cet état des lieux sera le possible point de départ pour avancer ensuite vers des négociations. En matière de contrat de travail, nous avons fait une véritable cartographie des différents contrats et avons pu évaluer leur impact tant sur la situation des salariés, que sur la situation du marché de l’emploi ou sur le fonctionnement de l’entreprise. En matière de sécurisation des parcours, nous avons identifié les différentes étapes de ce qu’elle pourrait être et avons cherché à savoir si pour chacune de ces étapes il y avait des dispositifs ou pas. En matière d’assurance chômage, un certain nombre de questions ont été soulevées permettant d’analyser de manière un peu plus précise que d’habitude le bon fonctionnement ou pas de notre assurance chômage. Nous avons notamment précisé les modalités du régime actuel sur un critère en particulier : les indemnités sont-elle aujourd’hui plutôt de l’ordre du revenu de remplacement ou du revenu de complément ? Une nouvelle réunion des chefs de file est prévue pour le 29 mai. Elle permettra de finaliser cet état des lieux. Ensuite nous pourrons envisager une nouvelle réunion des numéros 1. J’ai bon espoir qu’elle puisse se tenir début juin ou au plus tard mi juin. Tout cela montre que le processus que j’ai proposé et initié de délibération sociale permet d’avancer dans le dialogue social et d’amorcer la construction sociale. Il est également important de voir ensemble, entre n° 1, comment nos propres travaux et les négociations que nous pourrions décider de conduire pourront s’articuler avec les demandes, les projets et l’agenda social du prochain gouvernement. Ceci nous permettrait à la fois d’être dans la concertation, et nous sommes tous aujourd’hui attachés à cette façon d’envisager des évolutions et des réformes, et d’être dans l’action. Pour faire un néologisme, je dirai que le mot d’ordre aujourd’hui est la « concertaction ». Il s’agit à la fois de dialoguer, d’avancer et de se saisir sérieusement des dossiers, de la manière la plus coordonnée, la plus articulée possible avec les projets à venir du gouvernement. Relations école et entreprise Etablir une passerelle, plus solide que celle qui existe aujourd’hui avec le monde de l’éducation, est pour nous un engagement important, qui nous tient à cœur. Dans cet esprit nous avons pris deux décisions. Tout d’abord, nous avons décidé d’engager un plan très pro actif sur la découverte professionnelle dite DP3. Cette option proposée en collège se développe très vite et aujourd’hui la quasi-totalité des collèges souhaitent la proposer à leurs élèves de 3ème. Pour que les enseignants puissent offrir quelque chose d’intéressant, il faut que du côté des entreprises et des organisations qui représentent des métiers, nous soyons disponibles, créatifs et en mesure de proposer des choses. Nous allons donc mettre en oeuvre un plan d’action pour favoriser la découverte des métiers, des activités et des lieux professionnels. Nous avons demandé à Henri Lachmann de porter ce projet Tout aussi important, et crucial, un autre projet pour lequel je vais certainement m’engager personnellement. Le haut conseil de l’éducation a fixé un cahier des charges pour le cursus applicable à partir le la rentrée 2007 aux IUFM. Dans ce cahier des charges il est prévu pour tous les élèves un stage d’au moins 3 semaines en entreprises. Il n’est pas questions que les entreprises fassent défaut à cette obligation nouvelle. Il s’agit d’une part d’organiser l’offre de stages pour que les élèves instituteurs n’aient aucun problème à trouver un stage, voire même à choisir celui qui les intéresserait le plus. C’est l’enjeu quantitatif qui concerne chaque année les 50 000 élèves des UIFM. Il y a aussi un enjeu qualitatif. Pas question que ce stage soit un stage « machine à café ». Il faut qu’il permette aux élèves instituteurs le plus rapidement possible de découvrir le fonctionnement de l’entreprise avec tous ses paramètres : vie intérieures de l’entreprise mais aussi relations avec les clients, les fournisseurs les actionnaires. Dans la réconciliation des Français avec l’entreprise, le rapprochement avec le monde enseignant est prioritaire. Voilà une occasion pour nous d’être responsables. Hélène Molinari devient directrice général adjointe du MEDEF Pour faire face à ces engagements et à la conduite de ses missions, nous avons décidé de renforcer la direction générale du MEDEF. Aux côtés du directeur générale avons nommé Hélène Molinari directrice générale adjointe. Elle sera en particulier en charge de porter tous les sujets sociétaux et transversaux que nous voulons mener à bien, indépendamment des grandes problématiques économiques et sociales liées à l’actualité politique Création d’une Commission environnement Le comité environnement devient une commission environnement de plein droit et c’est Jean Pierre Clamadieu, le directeur général de Rhodia qui va en prendre la présidence. Université d’été : « Jouer le jeu » Pour la première fois notre université d’été, qui se tiendra les 29, 30 et 31 août prochains, sera à vocation très internationale. Le thème en sera « jouer le jeu ». « Jouer le jeu » c’est accepter les règles du jeu ? C’est aussi faire changer les règles du jeu mais comment ? C’est jouer le jeu avec quels partenaires, mais aussi avec quels arbitres ? C’est jouer à quels niveaux, national, européen ou d’abord et avant mondial ? Mais aussi, et ce sera le fil rouge de notre université d’été, jouer le jeu c’est jouer le jeu avec la planète. « Ne tirons pas sur la planète » ! Nous devons prendre en considération tous les enjeux gigantesques des défis climatiques environnementaux, humains, avec toutes les batailles autour de l’énergie et de l’eau, avec les nouveaux flux migratoires etc. |
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