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02/02/2007
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Entrepreneurs, professeurs et étudiants se sont retrouvés le 2 février dans le grand amphi de l’université de Marne-la-Vallée pour tenter de comprendre pourquoi les étudiants issus de l’université ont souvent plus de mal que d’autres à trouver leur place sur le marché du travail, et pour débattre ensemble des conditions à mettre en œuvre pour améliorer cette situation. A l’issue de ce colloque, organisé par l’Université de Marne-la-Vallée et la Commission du Dialogue économique de Véronique Morali, a été lancée  l’opération  Phénix. Elle consiste à donner une nouvelle perspective professionnelle à des étudiants issus de filières universitaires -lettre, sciences humaines, sociologie...-qui, en fin de cursus, sont confrontés à l'insuffisance ou à l'inadéquation des débouchés professionnels.

Véronique Morali« L’engagement du MEDEF est d’améliorer l’insertion des jeunes diplômés en rapprochant les entreprises et les universités. En aidant à l’élargissement de l’opération Phénix à d’autres entreprises et d’autres universités, le MEDEF contribue à nouer une relation de confiance entre ces deux mondes. L’opération Phénix est d’ailleurs née d’une réflexion entre les étudiants, les entrepreneurs et les universitaires. »
Par ces propos d'ouverture Véronique Morali, présidente de la Commission Dialogue économique du MEDEF, a exprimé toute l'importance de cette réunion pour le moins inhabituelle. Etudiants, profs et entrepreneurs assis dans le même amphi pour un dialogue constructif, sans langue de bois!
Jacques LichtenbergerPour Jacques Lichtenberger, président de l’université de Marne la Vallée, "c'est un temps fort. Nous pouvons assumer le travail fait avec le MEDEF, nous le disons en public. Nous bougeons les lignes et prenons nos responsabilités."

La première table ronde "Université, antichambre de l’ANPE" a permis à des étudiants et à des entrepreneurs de confronter leurs points de vue et de battre en brèche bien des idées reçues.
Verbatim : "Le diplôme n'est qu'un passage". "Nous devons chercher des potentiels à tous les niveaux d'études. La réussite d'une entreprise passe par la diversité". "Un diplômé en histoire a sa place dans l'entreprise. Ne restons pas sur des a priori". "Des changements culturels de recrutement sont nécessaires".

Une seconde table ronde "Les entreprises pratiquent-elles une discrimination anti-université" a présenté les résultats d’une enquête réalisée auprès de DRH sur les différences perçues entre diplômés de l’université et des grandes écoles.
Verbatim : "Les entreprises doivent se rendre accessibles". "Valorisons les compétences originales, elles trouvent leur place dans l'entreprise". "Arrêtons de bâtir des murs, construisons des ponts". "N'opposons plus grandes écoles et universités, les talents, les compétences sont partout". "Apprenons à nous connaître". "Faites venir les chefs d'entreprise dans les amphi".

Des profs, des patrons et toiLa manifestation s’est terminée par la présentation et le lancement officiel de l’opération Phénix qui consiste à donner une nouvelle perspective professionnelle à des étudiants bien formés dans des filières universitaires prestigieuses (lettres, sciences humaines, sciences), mais qui, parvenus en fin de cursus, sont confrontés à l’insuffisance ou à l’inadéquation des débouchés professionnels.
Elle entend faire de la diversité des parcours de formation une richesse pour l’entreprise et offrir à chaque jeune une carrière à sa mesure. Elle ne vise ni à recruter des étudiants en situation d’échec, ni à créer dans les entreprises des collaborateurs à deux vitesses. Bien au contraire, elle entend faire de la diversité des parcours de formation une richesse pour l’entreprise et offrir à chaque jeune une carrière à sa mesure.
C’est une approche citoyenne qui permet aux entreprises de considérer que de nombreux jeunes, bien formés dans des filières universitaires prestigieuses, méritent qu’on leur offre, à l’issue de leur formation, une nouvelle perspective professionnelle. Cette approche s’inscrit pleinement dans une évolution qui fait aujourd’hui – fort heureuse­ment – l’objet d’un consensus, dont témoignent de multiples initiatives en cours ainsi que le rapport Hetzel récemment remis au gouvernement, selon lequel « les esprits sont mûrs pour un rapprochement entre Université et emploi » et dont la 5e préconisation est de créer "un partenariat universités – employeurs".

"Les entrepreneurs, les étudiants, les universitaires ont mené une démarche exemplaire. La charte Phénix signée par sept entreprises et l’université de Marne-la-Vallée est un point de départ. Tous ensembles nous devons porter cette initiative et la démultiplier et surtout nous devons en être fiers" a conclu Véronique Morali. 

Sept entreprises,  Price Waterhouse, Siemens, Axa, Renault, Coca-Cola, HSBC, la Société générale, ont ensuite signé avec l’Université de Marne la Vallée et l’association étudiante TNT la charte Phénix, par laquelle elles s’engagent à embaucher en contrat de professionnalisation (CDI) des étudiants en fin de cursus et de prendre en charge une formation de mise à niveau dispensée par l’université ainsi que de leur assurer une formation complémentaire spécifique au métier qu’ils exerceront avec mise à disposition d’un tuteur pour chacun.

 

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